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vendredi, octobre 10, 2008


Vos enfants ne sont pas assez agressifs ou n'ont pas assez d'armes pour équiper leur LEGO® ?


J'ai LA solution .... Cliquez ici : *
mais faites gaffe quand même !


Allez ...ceci fut ma journée avec le plus de "messages blogistiques" !!!

vendredi, septembre 26, 2008

Vendredi Spécial Vie sauvage :

Comment pisser dans les bois pour les femmes :

Oui je sais ...cela peut choquer ... mais c'est Blogger qui m'a déstabilisé ce matin car, il y a, comme chez Reuters, une mini bande de titre ( ici de blogs) qui passe continuellement dès qu'il y a une modification dans un blog de leur équipe ..et donc le titre m'a surpris en plein réveil, ma tasse à café noir ( sans lait, sans sucre) dans une main et mon verre de jus d'orange dans l'autre ( oui je sais je suis un fou ...un malade mélangeant chaud et froid, saveurs et autres ...)
Comme me l'a fait gentillement remarqué Sieur Deluxeman ( en décalage de 3 heures donc il était 2 heures du mat pour lui, et en phase passablement terminale d'abus de substances éthyliques) il manque malgré tout le numéro 2 et comment se débarasser de ses déchets excédentaires et excrémentaires ...

Sinon c'était, pour une fois, vraiment très intéressant la conférence de Pixar ...


Vendredi Spécial : Flashback traumatisant sur le comment du pourquoi du parce que du passage de l'enfance à l'adolescence :
Allez hop pour finir ...ambiance nostalgique avec des chansons apocalyptico acido gothiques ( après on s'étonne que l'on soit devenu des dépressifs à tendance schizoïde ...) mais bon j'dis ça ...la vache ça pétait les lasers !!!! ( de là mon goût pour les effets spéciaux BIEN faits ???):











Après "l'homme au slip jaune", l'autre magnifique appellation que mon père avait trouvé pour ce dernier super-héros était : "Gueule de rat" ... et après on s'étonne de mon humour asocial...

mercredi, septembre 24, 2008

Photos du Camping




Découvrez Jane's Addiction!

Dans notre camping, cet été, il s'est passé plein de choses ...
Dans une île voisine, il y a eu un Dog Show : présentation de chien sous toutes les coutures: beauté, course d'obstacle, obéissance et autres possibilités susceptibles de faire perdre encore plus de temps à un groupe d'humains à la recherche du sens de la Vie ...

Je n'ai rien contre les chiens, ni contre les animaux en général mais je trouve qu'il y a assez d'humains avec des problèmes pour qu'on s'en rajoute d'autres avec des spectacles de ce genre !
Je suis bien évidemment contre la cruauté animale ( ainsi qu'humaine d'ailleurs ...sauf avec certains collègues ou voisins qui mériteraient la flagellation sur la place publique, mais cela est une autre histoire).
Mais disons qu'il y avait des photos à faire ....

Sinon cette nuit j'ai rêvé de ça :


Et je me souviens de nos maintes tentatives à imiter "L'homme au slip jaune" ( comme le nommait affectivement mon père ... réduisant ainsi à néant son caractère "super-héros" latent dans mon esprit de jeune enfant plein d'espoirs ) dans la piscine municipale et la joie ultime lorsque nous arrivâmes à faire la même chose que lui, semblables à des anguilles humaines ... sauf Franck qui manquait de se noyer à chaque fois ...

Ainsi va la vie ...

Allez le pilote aussi :

vendredi, juillet 18, 2008

Tonight is the night ...

Il a fait super beau toute la semaine ... Ce soir je suis en vacances pour 2 semaines et voilà qu'il pleut comme une vache espagnole ! Je suis maudit ...

En plus cela me file la migraine cette satanée pluie avec la hausse de pression atmosphérique !
Quand j'étais petit( je n'étais pas grand ...J'ai eu une poussée phénoménale vers 16-17 ans ), j'étais toujours malade la veille des vacances ou pendant les vacances ...jamais durant les jours d'école ! Faut croire que mon esprit était déjà programmé pour ne pas manquer l'école ...même si je m'y ennuyais profondément ...déjà !
Pourtant, moi qui voulait arrêter l'école à 13 ou 14 ans pour faire un diplôme professionnel ( CAP ou BEP de mon temps !)et me trouver un boulot de boulanger-pâtissier ou autre, je me suis retrouvé à l'université! Et j'ai même réussi à me faire payer pour étudier ! donc j'ai beaucoup trop lu tout en étant payé pour cela et donner 30 heures de cours par mois à des premières années encore remplies d'espoir, d'innocence mais aussi de conneries bien ancrées dans leur esprit pré-pubères!

Un an ou deux plutôt, je voulus faire Luthier mais c'était à Mirecourt dans les Vosges et donc trop loin de chez mes parents ... j'aurai pu m'arranger avec la famille mais j'étais déjà d'un tempérament renfermé alors cela n'aurait peut-être pas aidé (ou pas ...on ne le saura jamais !)

Enfin bref, tout ça pour dire aussi que je me suis cassé pas mal de trucs ( clavicule, poignet, cheville, côtes, nez ( 5 fois), traumatismes crâniens,arcades pétées(Eh Oui Barbarella ...Quelqu'un est passée avant Toi mais je t'attends toujours!)etc...) et que mes séjour à l'hôpital me permirent de lire encore plus et que surtout ces blessures arrivaient toujours durant les vacances et je me rétablissais juste avant la reprise des cours ou un ou deux jours après.

Mais je suis encore vivant ... ( en piteux état ?)
Allez hop, au boulot pour les dernières heures qu'il me reste

Inquiétez-vous car je vais revenir ! Deux semaines ( possiblement) sans mes vitupérations pédantesques et obsédantes ! Serait-ce assez pour vous reposer ?


mercredi, juin 18, 2008

La Machine à expressi

Est-ce ainsi que l'on devrait l'écrire puisque le but ultime de cette sus-dite machine est bien de créer ad vitam aeternam ?

Toujours est-il que cette machine tombe en panne une à deux fois par jour depuis quelques temps : panne de turbine ( Le gars responsable du nettoyage et de l'entretien( que nous avions surnommé affectueusement Ranu ou Leguellec selon le moment) a été remercié semble-t-il et un jeune pirate le remplace mais, on va dire que ses prestations ne sont pas optimales pour l'instant ...), nettoyage à faire qui bloque la machine ; aucun signe visible de problème : tu mets l'argent mais rien ne sort !!! ou alors par le dessous de la machine ce qui inonde tout le plan de travail !
Bref, une frustration superficielle de plus journalière ! Mais là, ce matin, incroyable, elle fonctionnait ! J'ai donc pris un double double expresso ( un quadruple expressi alors ? )

Ce petit aparté sur le café refait surgir dans mes neurones exacerbés quelques souvenirs du temps du lycée ou j'ai commencé à boire du café "serré" entre deux baby-foots ...
Dans ce même lycée, J'ai rencontré un pote fanatique de cinéma avec qui on organisait des soirées vidéos de 10 -12 heures et on était les seuls à résister jusqu'au bout ... Quelques années plus tard on s'est perdu de vue. On se retrouvait de temps en temps, pour un café bien serré dans des bars parisiens à discuter de cinéma ou d'anciens ami(e)s, de tes créations de coktails surprenants et pas toujours bons.
Puis tu t'es fait embarqué dans une merde pas possible ( on s'était déjà occupé plusieurs fois de ton penchant un peu trop influençable ! ) mais ce n'était pas de ta faute, cette fois-ci. Tu l'as ressenti en Afrique mais lorsque tu es rentré il était déjà trop tard ... C'était juste un petit signe de la main pour te dire que l'on ne t'a pas oublié et une grosse accolade pour ta générosité ...alors voici quelques souvenirs auditifs.










Argh ..je vois que certains liens ne fonctionnent pas sur radioblogclub ...cherchez les sur www.deezer.com alors, il y a beaucoup plus de choix mais il y a un fade out juste avant la fin des titres mais bon c'est gratuit puis j'y ai un compte si vous me cherchez.

mardi, avril 22, 2008

Tripalium et Trabicula # 4 Les années Lycée et plus

C'est le Jour de la Terre aujourd'hui ! Donc surveiller vôtre Terre ! ( C'est pas toute l'année qu'il faut le faire ça ?)

Farid Chopel est mort Dimanche 20 Avril d'un Cancer foudroyant en 4 semaines !!!Il me faisait marrer quand j'étais gamin dans les premiers clips de Mondino, des Gypsy Kings et de son hit : Ô Animaux ! Comme quoi ...

Sinon un petit "pachtwork" de réminiscences des heures nocturnes passées à décorer les centres commerciaux :

- le trajet Paris-Rouen avec Orlando et sa Golf Gti dont le pot d"échappement était percé. Étant à l'arrière, j'étais sourd durant les deux premières heures de boulot et ce, malgré les boules Quiès !

- NaNard, un des chefs Menuisier et son problème d'odeur de pieds. Il les badigeonnait d'une poudre pour tuer les effluves nauséabondes qui en "suintaient" mais il s'amusait aussi à lâcher des flatulences ( cela ne fait rire que lui) à tout instant ( ce qui intrinsèquement annihilait un peu le principe de sa poudre anti-odeur mais bon ...) ce qui devait finir par arriver arriva et il partit se changer en courant dans les toilettes les plus proches tout en criant à tous en se marrant :" J'ai chié dans mon froc les mecs !"

- Accrocher les guirlandes à 12 mètres de haut en équilibre sur des poutres de 20 centimétres de large ( avec un harnais bien sûr) mais quand le gars fait mal le noeud et qu'il se décroche alors que tu escalades à mains nues le balcon pour remonter et que tu t'en aperçois seulement en remontant !

- Les pauses à 3 heures du mat ou tu t'asseois crever et aprés 10 minutes t'as plus la force de te relever ou bien il faut que tu réveilles les autres gars pour continuer !

- Le coup des oeufs dur préparés la veille et bien évidemment, Narnard fait son malin en se le cassant sur la tête ! Pas de bol, c'était le seul qui était cru ! Et hop un nouvel aller-retour aux toilettes !

- Dans les dernière années ( j'étais alors en fac !) :La conduite d'un des camions par votre serviteur car le chauffeur est trop crevé pourcontinuer la route du retour à 11 heures du mat le dimanche !:
Moi: - T'es sûr que j'ai le droit de conduire ça ? J'ai le permis moto et voiture seulement ! Et j'ai pas de voiture !
Martin : Mais oui c'est bon ! C'est pareil ! C'est juste avant le permis camion !
Moi : Mouais ...il m'a l'air vachement gros le camion quand même ! Je veux bien essayer mais bon ...
Martin : t'inquiètes ! Ça se conduit avec un petit doigt !

Et hop il s'endort sur le siège passager à côté de moi ... Il a confiance au moins c'est bien ! Ou alors il est vraiment crevé !
Après deux ou trois accrochages évités, j'arrive à gérer le camion! Heureusement, il n'y a pas grand monde sur la route !

J'ai su ensuite que nous n'avions pas le droit de conduire le camion ni l'un ni l'autre !
Mais bon j'dis ça !

Et j'en passe ! Allez ...

lundi, avril 21, 2008

Tripalium et Trabicula #3 - Les années Lycée

Bon évidemment, d'entrée de jeu, parler de boulot le Lundi matin, ça fait peur !
Mais bon en même temps, compte tenu de la structure intrinsèque de notre société (de daube, il faut l'avouer quand même), cela représente au moins 60 à 75 % de notre vie de la semaine donc pourquoi ne pas faire face au problème directement et l'affronter direct avec un chassé au visage dès 6 ou 7 heures du matin !

Pour faire suite à mes rocambolesques aventures tout au long de mon immersion progressive dans la vie active, j'entame aujourd'hui , la section " boulot quand j'étais au lycée et non pendant les vacances scolaires !"
Eh oui, j'ai osé faire cela ! "Au péril de ma carrière estudiantine" comme m'avait dit le conseiller d'orientation du Lycée.
Malgré tout, je fis fi des conseils du conseiller et me lançait dans l'installation des décorations de Noël avec un pote de lycée ( et fils du proprio de la boîte - ben oui sinon il aurait jamais pris des gamins de 15-16 ans pour faire des installations de haute-voltige!)

Nous écumions les grands centres de la région parisienne afin de redonner le sourire aux nombreux enfants malheureux du coin ( vu le temps de merde et le monde de désillusions qui les entoure) grâce à notre "toucher" magique ( et pas de mauvaises pensées svp), notre " magic touch" innée de décorateurs de l'impossible !

En effet, pour les gros centres commerciaux genre : Vélizy 2, Parly2, Orly 2, etc et j'en passe et des meilleurs (parfois même jusqu'à Rouen ! avec une Golf GTi modifiée! Je vous expliquerai plus tard ! ), nous devions parer les couloirs de leurs plus beaux atouts grâce aux guirlandes, boules de Noël, sapins et autres scènes festives du temps des fêtes graĉe à d'habiles mises en scène d'automates en tout genre et des décors en bois ( afin que les gamins ne les pètent pas dès la première journée ).

Dès le Samedi en début d'après-mid, notre mission débutait par remplir les camions et voitures afin d'être prêt le Samedi soir afin de commencer notre oeuvre. Tels les Artistes Maudits, nous travaillions à la nuit tombée, vers 20 heures- 21 heures, une fois les derniers clients partis des restos.
Le Centre était à nous ... parfois jusque dans l'après-midi du dimanche quand il y avait vraiment beaucoup de boulot !

De multiples anecdotes surgissent dans mon esprit alors que j'écris ces quelques lignes ! Je vais donc vous les relater tranquillement mais là j'ai pas mal de boulot ( ben oui encore une fois, Lundi ...)

vendredi, avril 18, 2008

Travail, du latin tripalium, instrument à 3 pieux utilisé pour aider au "travail" des bêtes et du latin trabicula, chevalet de torture

Euzperiense - Job #2

L'année suivante, encore plein d'espoir sur les possibilités innombrables de la vie active ( ouais enfin J'en mets un peu quand même !) je m'étais dit : "Essayons de trouver quelque chose de plus payant que la station-service" car je m'étais initié à la musique.
Je gratouillais sur la guitare classique de ma soeur mais vu que plusieurs de mes copains étaient largement avancés en guitare ( dont Stef, ayant débuté le piano classiqueà 5 ans, 3 grand prix de Conservatoire - puis clash à 12 ans grâce à son grand frère : il découvre AC/DC ... mais c'est une autre histoire !), je m'estimais d'une utilité relativement inutile ! Comme mon père ne voulait pas que j'investisse dans une batterie ( je présume que les voisins le secondaient dans ce frein à ma liberté d'expression), j'ai décidé de me mettre à la Basse ! Mon pote Stef m'avait récupéré une vieille basse et j'avais 3 semaines pour apprendre 12 chansons avant le premier concert !

Mais je m'égare ( la r12 dans la cour ... c'est vendredi et ça fait 15 ans que je voulais la replacer celle-là). Le sujet était : Job #2 !
Encore une fois, celle-ci se trouvait pas très loin de chez moi. Malin le gars ! Faut dire qu'il fallait que je me déplace en bus sinon. Tandis que là ! Hop peinard, le vélo et j'y étais en 10 minutes !

C'était une assez grande usine qui construisait des chaudières à résistances. Un des directeurs commerciaux était un ancien voisin et connaissance de mon père ( ouais, je sais j'ai profiter du système ...) et m'a fait rentrer discrètement en précisant que la plupart du temps, ce genre de références ne fonctionnait pas car les jeunes trouvaient le boulot trop dur ! Mon père l'a rassuré ( à mon insu) que je ferai sûrement l'affaire compte-tenu de mon obstination maladive à me lancer dans la vie active.
La première semaine, J'emballais les sus-nommées chaudières dans de gros cartons et les stockaient dans d'énormes camions afin qu'elles soient exportées à travers toute l'Europe.
Je remplaçais un gars malade qui est revenu ensuite et ils m'ont changé de place semble-t-il car je faisais du zèle ! Ayant commencé seul, je n'avais pas vraiment de "barème" de débit et comme j'avais galéré la première journée à bien emballer, j'avais essayer de rattraper mon retard sur les autres jours ... Trop ! me souffla-t-on.

Fidèle à mon habitude, je m'étais déjà fait des ennemis avant même de m'en apercevoir.
Changement drastique, on me balancait à la fin de la chaîne des chaudières. Là, elles venaient de subir le test de l'étanchéité et se vidaient de l'eau qui a bouilli à l'intérieur. Il devait faire 45 degrés dans le coin ou je bossais et l'air climatisé n'existait pas encore dans cette partie reculée de la France ( Sud est de la Région parisienne ).
Telles des cadavres de vaches suspendues à des crochets, eux mêmes posés sur des rails, je devais les déplacer afin de les recouvrir de leur habit d'inox émaillé puis les décrocher. Elles pesaient entre 25 à 60 kilos selon les modèles et je devais en faire environ 24 il me semble par jour ! C'était le quota obligatoire pour ne pas ralentir trop la chaîne. Les premières journées, je me brûlais relativement souvent les avant-bras car les gants sont courts et il faisait tellement chaud que l'on travaillait en manches courtes avec un tablier juste pour éviter de déchirer les vêtements. Je me coupais de temps en temps aussi avec l'inox. Même à travers les gants ... Mais les gars avec qui je travaillais semblaient fiers de ces cicatrices, symboles de leur ancienneté, de leur endurance ( voire de leur virilité ?).

Le soir je rentrais en vélo ou à pieds,épuisé. Je comprend soudain les gens qui s'asseyaient devant leur télévision et s'endormaient de fatigue telles des larves humaines sans avoir eu l'impression d'accomplir quoique ce soit. (Pourquoi avais-je ce besoin de "vouloir" accomplir quelque chose ? Ah oui ... J'étais jeune !!)

Je ne rêvais plus ou je faisais des cauchemars à la " Les Temps Modernes" de Charlie Chaplin : je rêve que je travaille dans une usine "Brazilienne" ou tout me semble absurde mais il faut le faire quand même car ton Supérieur te hurle dessus. Je me souviens encore d'un en particulier : je dois remplir des bouteilles de lait ( et je fais une intolérance au lactose ) et à la fin de la chaîne, les bouteilles en verre se brisent et retombent dans un entonnoir qui récupère le lait et trie le verre pour refaire des bouteilles, etc.... Bref je ne comprenais pas ...et il était récurrent ! Bizarre !

Les journées recommencaient et se ressemblaient toutes. J'avais quelques collègues qui discutaient avec moi, "le p'tit gamin" et qui me bombardaient de questions sur le lycée. La majorité n'avait pas de diplômes et ceux qui m'interrogeaient tentaient d'acquérir des notions qu'ils avaient voulu avoir sans jamais en avoir eu la possibilité. Un jour, sur l'heure du repas, il y eut une violente altercation parce que j'avais rétorqué à un des chefs d'équipe à très gros bras que sa théorie de la biscotte qui tombe toujours du côté ou il y a le beurre parce que le côté était plus lourd était absurde. Ça avait failli mal finir avec une bagarre générale mais le Big Boss est arrivé et m'a pris à l'écart plus tard ( à l'appris de tout témoin) en me disant d'éviter de leur mettre trop d'idées dans la tête .
Sur le moment, je n'ai pas osé réagir ... En fait, je ne savais comment réagir ! C'est donc ici que je perdis encore quelques illusions.
Ce qui m'effraya aussi, fut que certains revenaient à peine de vacances qu'ils pensaient déjà aux prochaines , c'est à dire 52 semaines plus tard et que dès le premier jour, le négativisme refaisait surface ...
Je suis moi-même relativement pessimiste mais je pensais que les autres l'étaient moins que moi. La perspective de vivre cette boucle durant quarante années ou plus me terrifia.

Puis l'été finit. Je continuais aussi en Septembre car je rentrais à l'Université plus tard. J'ai retravaillé 3 ou 4 étés dans cette compagnie. Je fus le seul "étudiant" admis et durant toutes ces années, le chef d'équipe aux gros bras me regarda toujours de son oeil torve ...


L'introduction de " Politique du rebelle, traîté de résistance et d'insoumission" de Michel Onfray est très intéressante. J'y ai reconnu certaines de mes expériences et de mes sentiments de l'époque. Le reste du livre est parfois intéressant, parfois très chiant car il se lance ensuite souvent dans des phrases inutilement longues ou complexes et j'y perdais mon latin ... c'est dommage ...

Interlude
En passant "The Lost Fingers" un groupe cocasse ( et saoulant à force) de Québec qui reprend des standards de Mossieur Django Reinhardt mais aussi des "classiques" des années 80 sauce Manouche : You Shook Me All Night Long, Tainted Love, Beat it , Touch Me,etc.

jeudi, avril 17, 2008

Euzperiense - Prononciation d'expérience aux XVIe siècle -Job #1

Premier boulot avec une feuille de salaire officielle à l'appui (pour ce que cela m'a servi !)

C'était au début de Juin. Je devais avoir dans les seize ans. C'était comme une sorte de stage sinon je n'avais pas le droit de travailler ou quelquechose du genre. J'avais voulu arrêter l'école dite "classique" à 14 ans afin de suivre une formation professionnelle en boulangerie-pâtisserie ou autre car je m'ennuyais à l'école! Avant j'avais voulu être Luthier mais les formations se donnaient trop loin et il fallait faire de l'internat. Mes parents n'étaient pas contre, me semble-t-il ... mais je ne voulais pas les faire payer pour quelque chose dont je n'étais pas sûr d'atteindre. J'étais déjà têtu et rempli d'incertitudes quant à l'avenir.
Alors j'ai poursuivi mes études, ou plutôt accompagné mes études. J'avais rapidement compris (malgré moi ? ) que l'école, ce n'est pas ce que tu penses qui est important mais d'être capable de reproduire sur une feuille ou à l'oral, ce que le professeur t'a montré avant. Il faut régurgiter tout ce que l'on t'a introduit precédemment. Il faut reconnaître que parfois c'était intéressant ( les cours hein ? pas le fait d'expulser des matières semi-digérées via l'orifice buccal ) mais très souvent cela ne l'était que peu ou alors j'étais déjà difficile.

Enfin bref, ce n'était pas le sujet ! J'avais donc décidé de faire un boulot l'été afin de voir comment c'était la vie active dans le vrai monde des Grands !
Et hop ! À 15 minutes à pied de chez moi, je trouve un boulot de "Préposé à la caisse dans une station-service" de 18 heures à 23 heures la semaine et 16 à 23 le samedi ! Bon l'horaire me paraissait relativement peu intéressant mais je ne voulais pas commencer à cracher sur le réglement interne dès le départ !
Le salaire était le plus bas mais,encore une fois, il faut bien commencer !

Bref, le travail était relativement peu intéressant mais je pouvais lire car, bien évidemment, les gens arrivaient par grappe puis parfois, je ne voyais plus personne durant deux ou trois heures !

Comme la station se trouvait face à une Nationale, beaucoup de personnes n'étaient pas de la région et je servais ainsi de guide touristique bénévole. J'étais comme le dernier pilier informatif de la Nationale dans ma petite guérite de daube ou je n'avais même pas le téléphone. Juste des vitres en plexi-glass avec mon interphone et la clef pour fermer les pompes lors de mon départ.

Au bout de deux semaines d'ennui, de 4 bouquins finis et de 8 supports logistiques touristiques, une perturbation vint s'immiscer dans mes vapeurs de combustible qui alimente un moteur thermique.

Samedi, 19:04 :
Un gars à pieds, se présente avec bonnet et veste remontée sur le visage. Je trouve cela étrange vu la température extérieure ( genre 22 degrés celsius) et puis ce n'était pas encore la mode de se promener avec un bonnet en laine en été !

Il sort un pied de biche et me lançe : " Donne moi tout l'argent ! Dépêche et tout ira bien ! Sinon j'vais être obligé de taper !"
J'en reviens pas ! C'est pas possible ! Faut que ça m'arrive à moi ce truc-là !!!
Sur le coup, je ne panique même pas ! Je n'y pense même pas !En fait, cela semble tellement irréel que j'ai l'impression d'assister à la scène sans vraiment y participer.
" Désolé M'sieur ! J'ai pas grand chose ! 400 ou 500 francs et si je vous les donne, je risque de perdre mon boulot !"
" Donne-moi ça Petit ! Si je me fâche ça va te couter plus cher que ton boulot !"
Il semble étrangement calme et subitement donne un grand coup de pied de biche dans le plexiglass !
Ça résonne pas mal dans la guérite ! La surface transparente semble abîmée mais elle a résistée.
Je regarde autour et bien évidemment, personne à l'horizon pour faire fuir le gars ou pour appeller la police! Je pense soudain que forcer la petite porte métallique de daube avec son pied de biche serait cent fois plus efficace que de taper sur le plexiglass !
Mais pourquoi j'ai pensé à ça ! J'espère qu'il ne lit pas dans les pensées ...

Il redonne un coup dans la vitre plastifiée et ça fait vraiment un bruit dingue de mon bord ! Le plexiglass est entaillé maintenant !

Bon, pas la peine d'insiter ... je sors le plus de billets que je peux et les glisse sous l'hygiaphone.
J'avais déjà fait une enveloppe avec près de 1000 francs qui était parti via pneumatique ( et oui ça existait encore à l'époque et c'était pourtant dans les années 80 !) car c'était la règle qui m'avait été répété environ 200 fois !

Il devait avoir seulement 600 ou 700 francs ... Le gars a pris l'argent sans dire merci. Il s'est sauvé en perdant quelques billets. Au bout de deux minutes je suis sorti pour ramasser les billets : il devait avoir 150 francs.
C'est là tout seul, debout au milieu de la station-service ( sans service d'ailleurs), humant les hydro-carbures que je me suis dit que ça aurait pu mal finir ! Et c'est là que j'ai commencé à avoir peur ! Pas qu'il revienne, mais plutôt de la réaction du boss ( réflexe judéo-chrétien exacerbé ?)
Puis inquiet de ma non-réaction d'avant ...
Puis soucieux de ma déclaration à la Police !

Fallait que je leur téléphone d'ailleurs !!! Heureusement, il y avait une cabine téléphonique juste à côté ! Il n'y avait pas de cellulaires comme aujourd'hui !
J'ai appelé mon boss qui gueulait comme un putois et s'inquiétait de l'état de la guérite puis je lui ai demandé de téléphoner à la Police !
J'ai fait ma déclaration dans le fourgon 45 minutes plus tard ... J'ai même remis les 150 francs trouvés ! Mon boss ne s'est même pas inquiété d'un quelconque choc post-traumatique ou autre !

Ma mère ne voulait pas que j'y retourne. Mon père semblait le penser aussi mais essayait de rassurer ma mère en lui expliquant que les chances que cela se reproduise était pas mal plus basses étant donné que cela venait d'arriver ...

J'y suis retourné malgré tout. J'ai fait mes 5 semaines avec une batte de base-ball fournie par le boss et de grosses affiches disant qu'il n'y avait pratiquement pas d'argent dans la caisse ...

J'ai cru revoir le gars-voleur la dernière semaine de travail. Il venait tranquillement mettre de l'essence dans une vieille 4L toute pourrie.

Je l'ai regardé de loin. Il m'a sourit et a payé en me laissant un pourboire de 10 francs ...
Je n'ai jamais su si c'était vraiment lui ...

C'est ainsi que je mis fin à ma carrière de Pompiste en devenir ...






mercredi, avril 16, 2008

Memories can't wait

Premier Flash "mémoriel" :

Tout autour de moi se trouve l'obscurité. Mais elle est loin.
De grandes lumières semblent la percer à plusieurs endroits, comme d'immenses lampadaires.
Je ne vois pas leur structure mais seulement leur cercle blanc d'énergie.

Je marche dans l'herbe ... de l'herbe haute de quelques centimètres je pense.
J'ai l'impression que je marche avec difficulté. Non pas par douleur mais plutôt parce que
j'ai encore du mal à trouver mon équilibre sur ce terrain moins lisse qu'un plancher de bois...
Je pense que je dois avoir un peu plus d'un an.
J'aperçois mes parents. Ils sont immenses.

J'entend des bruits sourds mais je n'arrive pas trop à saisir le contenu des mots. Il y a comme un écho, comme une réverbe de piscine ...
Peut-être que je ne sais tout simplement pas ce que cela veut dire ...

Je me sens heureux à ce moment là.
Je glisse et tombe sur le ventre dans l'herbe fraîche et douce. Aucune douleur, aucune appréhension, je me relève avec fierté, souriant aux deux gigantesques piliers en face de moi.



Est-ce quelque chose que l'on m'a raconté ?
Est-ce une photo que j'ai vu ?
Un mélange désordonné de sensations ?
Toujours est-il que j'ai l'impression d'avoir vécu cela ...


Mais bon j'dis ça ...

jeudi, mars 06, 2008

Ah les souvenirs d'enfance ...






Parfois, on les revoit avec un autre oeil !
Les deux premières images sont authentiques ... les autres un peu moins ...mais bon ...