Vitupérations et autres éructations en tout genre **** Paul Léautaud a dit : "Soyez toujours en état de prudence, de méfiance, de contrôle à l'égard de tout ... Soyez jusqu'à la fin en état de mécontentement, de vitupération, d'agression contre tout. L'homme qui arrive à trouver que tout est bien est un demi-mort ...je vous souhaite ...de faire votre carrière sans honneurs ni récompenses ..." "Lettre à un Ami" 1937
Affichage des articles dont le libellé est film. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est film. Afficher tous les articles
lundi, avril 17, 2017
mercredi, juillet 08, 2015
vendredi, mai 15, 2015
mardi, novembre 25, 2014
lundi, novembre 10, 2014
mardi, septembre 30, 2014
lundi, octobre 28, 2013
Midnight in Paris
Midnight in Paris de Woody Allen
Film intéressant visuellement ( ça aide pour un film - c'est presque une brève en soit ça !) par sa direction photo et peut-être aussi du à un brin de Nostalgie de ma vie étudiante à Paris.
J'ai, en général, bien aimé les films de Woody Allen et cela faisait un moment que je n'avais pas vu un de ses films.
Si vous n'aimez pas le "Allenisme", passez votre chemin car c'est du pur produit issu d'un hypocondriaque, ayant peur du bonheur, chérissant le passé, bref un insatisfait …
Les dialogues sont parfois brillants, parfois drôles et cela frise le cabotinage ( mais bon ... ceci est un commentaire purement gratuit ...profitez-en, ça n'arrive plus tous les jours ...) mais cela passe malgré tout !
Belle Musique aussi d'ailleurs mais je dirai qu'il aurait pu se forcer un peu pour certains passages.
Peut mieux faire aurait été mon commentaire sans toutefois citer certaines faiblesses afin de ne pas vendre "el finale" et autres rencontres. J'aurai aimé que ce fusse plus long afin d'avoir un travail plus en profondeur sur certains personnages ( aucune allusion ou message caché dans cette phrase - car je viens de me relire et sorti de son contexte .. enfin j'me comprend !)
Pas son meilleur mais un petit moment de détente … je me demande juste si les Américains ont pu apprécier ce film car cela demande un minimum de culture générale ( et en plus sur l'Europe du début du vingtième siècle ! ) donc à part les fanatiques de Woody Allen ( ou des Démocrates intellectuels ...mais cela doit être les mêmes ), j'ai du mal à trouver un autre public cible aux Etats-Unis !
Film intéressant visuellement ( ça aide pour un film - c'est presque une brève en soit ça !) par sa direction photo et peut-être aussi du à un brin de Nostalgie de ma vie étudiante à Paris.
J'ai, en général, bien aimé les films de Woody Allen et cela faisait un moment que je n'avais pas vu un de ses films.
Si vous n'aimez pas le "Allenisme", passez votre chemin car c'est du pur produit issu d'un hypocondriaque, ayant peur du bonheur, chérissant le passé, bref un insatisfait …
Les dialogues sont parfois brillants, parfois drôles et cela frise le cabotinage ( mais bon ... ceci est un commentaire purement gratuit ...profitez-en, ça n'arrive plus tous les jours ...) mais cela passe malgré tout !
Belle Musique aussi d'ailleurs mais je dirai qu'il aurait pu se forcer un peu pour certains passages.
Peut mieux faire aurait été mon commentaire sans toutefois citer certaines faiblesses afin de ne pas vendre "el finale" et autres rencontres. J'aurai aimé que ce fusse plus long afin d'avoir un travail plus en profondeur sur certains personnages ( aucune allusion ou message caché dans cette phrase - car je viens de me relire et sorti de son contexte .. enfin j'me comprend !)
Pas son meilleur mais un petit moment de détente … je me demande juste si les Américains ont pu apprécier ce film car cela demande un minimum de culture générale ( et en plus sur l'Europe du début du vingtième siècle ! ) donc à part les fanatiques de Woody Allen ( ou des Démocrates intellectuels ...mais cela doit être les mêmes ), j'ai du mal à trouver un autre public cible aux Etats-Unis !
vendredi, mars 22, 2013
lundi, décembre 10, 2012
samedi, novembre 17, 2012
Juan of the Dead
Je ne suis vraiment pas un fan des films d'horreur mais un film cubain mérite mon intérêt et c'est assez drôle ...avec en toile de fond toute l'implication politique du régime cubain asséné au fil des ans!
mardi, janvier 17, 2012
vendredi, novembre 26, 2010
Vu dans l'avion
Bon j'ai vu au moins 5 ou 6 films durant mon trajet.
Certains films ont attiré mon attention un peu plus que d'autres.
J'ai regardé "Les amours imaginaires" de Xavier Dolan, film fragmenté, intéressant, pas aussi original que les critiques ne le disent, à mon humble avis. Certains parlent même d'un nouveau genre ! Certes différent des films actuels, je dirai plutôt que cela ressemble à un hommage ( certains diront un éventuel plagiat selon les critiques) à de nombreux films (Godard, Truffaut, Fassbinder peut-être, Carax, Wong Kar-Wai, Van Sant et même du Gilles Carle, j'en passe et des meilleurs ) même s'il y a des citations directes aussi à des films ( de James Dean et d'Audrey Hepburn) . Belles couleurs, beaucoup de plans de dos intéressants ...
Les dialogues peuvent agacer possiblement par leur poésie ou leur sauce " Nouvelle Vague" à la Godard ( les gens préfèrent souvent l'action et donc vont trouver cela trop intellectuel) mais cela a le mérite d'être un peu plus différent que d'habitude aussi malgré quelques longueurs ( ou alors je suis trop vieux et les intrigues amoureuses à trois des 25 ans me semblent trop loins de ma conception érotique actuelle ...)
A noter Niels Schneider qui me fait penser à la fois à l'éphèbe imberbe dans "Mort à Venise" et dans "Mes meilleurs copains". J'avoue que la comparaison de ces deux films dans la même phrase est audacieuse mais quand même ... Un éphèbe imberbe reste un éphèbe imberbe !!!
Bref cela change mais je ne regarderai pas avec les gamins !
Certains films ont attiré mon attention un peu plus que d'autres.
J'ai regardé "Les amours imaginaires" de Xavier Dolan, film fragmenté, intéressant, pas aussi original que les critiques ne le disent, à mon humble avis. Certains parlent même d'un nouveau genre ! Certes différent des films actuels, je dirai plutôt que cela ressemble à un hommage ( certains diront un éventuel plagiat selon les critiques) à de nombreux films (Godard, Truffaut, Fassbinder peut-être, Carax, Wong Kar-Wai, Van Sant et même du Gilles Carle, j'en passe et des meilleurs ) même s'il y a des citations directes aussi à des films ( de James Dean et d'Audrey Hepburn) . Belles couleurs, beaucoup de plans de dos intéressants ...
Les dialogues peuvent agacer possiblement par leur poésie ou leur sauce " Nouvelle Vague" à la Godard ( les gens préfèrent souvent l'action et donc vont trouver cela trop intellectuel) mais cela a le mérite d'être un peu plus différent que d'habitude aussi malgré quelques longueurs ( ou alors je suis trop vieux et les intrigues amoureuses à trois des 25 ans me semblent trop loins de ma conception érotique actuelle ...)
A noter Niels Schneider qui me fait penser à la fois à l'éphèbe imberbe dans "Mort à Venise" et dans "Mes meilleurs copains". J'avoue que la comparaison de ces deux films dans la même phrase est audacieuse mais quand même ... Un éphèbe imberbe reste un éphèbe imberbe !!!
Bref cela change mais je ne regarderai pas avec les gamins !
lundi, mars 29, 2010
vendredi, octobre 03, 2008
lundi, septembre 15, 2008
Cowboy
La migraine s'est manifestée à intervalles irréguliers tout au long de la semaine et ce depuis Mercredi ... Est-ce le temps qui joue aussi ? La pluie ? La pression barométrique ?
Cette nuit, nous avons sentis les derniers soubresauts d'Ike : le vent a soufflé très fort et il faisait chaud ...Dommage à 3 heures du mat, je n'ai pas eu le courage de sortir l'appareil photo mais j'ai fait quelques photos en fin de semaine. Comme d'habitude ...pas eu le temps de les traiter et le mal de crâne n'a pas aidé ( pas eu envie de me retrouver face à un écran)...
J'ai vu COWBOY par contre de Benoît Mariage avec Benoît Poelvoorde. Vendredi soir car je n'arrivai pas à dormir. Film déroutant, émouvant et en même temps, il se finit avec une autre rencontre et des interrogations. Drôle et touchant, c'est quand même un film sur l'échec, sur les problèmes de la vie, du couple, du travail, sur le drame social.
Le film fini, j'y ai réfléchi un long moment ... c'est un amer constat et je pense que chacun peut y retrouver certains de ses rêves inassouvis. Julie Depardieu aussi joue subliment, tout en retenue.
Parfois, on aurait aimé que certains rôles secondaires soient plus développés mais peut-être que cela a été coupé au montage ...
Benoît Poelvoorde y démontre toute sa fragilité ...
vendredi, avril 25, 2008
LA CLEPSYDRE
LA CLEPSYDRE"
Film de Wojciech Jerzy Has, 1973
À voir si vous voulez rire un peu ... ( nan j'déconne, c'est vendredi ...mais c'est à voir !!! Là je déconnais pas ! C'est dur l'humour !)
Tiré du site : www.culture.pl
" Józef arrive au Sanatorium à la Clepsydre, dirigé par le docteur Gotard où se trouve son père mort, revenu à la vie mais transféré dans une autre dimension temporelle. Józef fait un voyage dans "différentes boucles du temps passé", les années de son enfance et des rêves fantastiques. Sa maison familiale renaît, le magasin de son père, la ville juive, les images rappelées par une collection de timbres défilent, ainsi que les histoires de romans parus en feuilletons dans les journaux, le jardin extraordinaire de la princesse Bianka qui est partie avec Rudolf, ami de Józef. À l'occasion d'une tentative de départ dans une autre boucle de temps, le monde des petites villes juives et de la culture juive s’avère détruit et désertifié après la tragédie de l'Holocauste.
"L'un des films polonais les plus beaux visuellement et les plus originaux. C'est une réflexion poétique au sujet du temps passé et du caractère irréversible de la mort. Has évoque sur l'écran le rêve universel, incrusté de brins de souvenirs d'enfance dans lequel différents éléments se sont mélangés: L’Autriche-Hongrie, la sous-culture des petites villes juives de l'est de la Pologne et les rêves d'un petit garçon." (Jan Slodowski [dans: ] Dictionnaire des films polonais, Varsovie 1997)
"Grâce à l'utilisation de la convention du rêve, le film gagne une unité de narration et en même temps une dimension poétique. En effet, il n'y a aucune référence précise au rêve, de sorte qu’aucune réalité extérieure ne s'oppose à la réalité du rêve. Seul le comportement de Józef révèle qu'il rêve. Józef donne l'impression d'un démiurge, il dépasse son père physiquement mais aussi dans la hiérarchie familiale; de même, il dépasse sa mère et presque tous les personnages du film, mis à part le conducteur et le docteur Gotard. Il passe par des situations et des scènes consécutives auxquelles il ne participe pas et il les quitte avant qu’elles ne se développent pleinement: il se passe des choses qui ne peuvent pas s'accomplir totalement. Elles sont trop grandes pour trouver place dans un évenement et trop fantastiques. Les choses essaient seulement d'advenir (Bruno Schulz, "Le Livre"). Les gestes d'apparence banale comme le fait de regarder à travers une fenêtre givrée, de ramper sous le lit, de se baisser pour chasser un papillon, d'escalader un mur, provoquent des conséquences non prévues: soudain Józef se trouve ailleurs, transféré dans un nouvel espace du rêve, jouxtant secrètement le précédant. C'est donc le temps qui peut devenir le héros principal du film." (Anne Guerin Castell, Kwartalnik Filmowy, 1997)
"Dans les écrits de Schulz, la mort est pratiquement absente, dans le monde qu'il crée, il n'y a pas de place pour elle: les gens et les objets sont présentés dans une continuité de métamorphoses, ils sont eux-mêmes mais ils peuvent devenir quelqu'un d'autre, ils sont l’annonce de leurs incarnations suivantes, dont on ne voit pas l'issue. C'est pourquoi, il serait difficile d'introduire, dans les limites de ce monde, des faits aussi irréversibles que la mort. [...]
Wojciech Has, décidé à présenter sur l'écran les écrits de Schulz, a dû se rapporter à un fait essentiel: le cataclysme de la dernière guerre a anéanti les petites villes de l'est de la Pologne avec leurs habitants; il n'y a plus de greniers, de caves et de magasins qui permettent de plonger en toute sécurité dans des espaces de temps immobiles; la continuité de métamorphoses a été irréversiblement coupée. Il n'y a plus de suite. Tout 'était' mais 'ne l'est pas' et 'ne sera plus'. Apparemment, Has a décidé de réaliser un film d’après Schulz mais aussi, en quelque sorte, contre lui: au-dessus de la ville du rêve de cet éminent écrivain, il a étendu l'horizon de la catastrophe inéluctable. L'ombre du cataclysme couvre tout. [...]
Mais Has a gardé – ce qui paraît très étonnant dans ce contexte - l'humour surréaliste des écrits de Schulz. Józef, ce voyageur serein, impassible, traînant dans des espaces arrachés pour un instant à la mort, se trouve dans des situations qui ne s'harmonisent pas vraiment avec la gravité du moment. [...]
La tonalité de l'oeuvre de Has a changé, car la fin de la fin des choses a été dévoilée, car l'élément d'irréversibilité est entré par force dans le monde de rêve de Schultz, tissé d’une matière légère, incertaine. Cette tonalité est devenue plus acérée, plus violente: Has utilise plus souvent le contraste que l'infiltration: l'immobilité est chez lui plus mortelle; le mouvement – plus convulsif; l'exotisme – plus coloré; le passé réanimé, plus imposant; les intrigues fantastiques tirées des secrets des timbres postaux plus 'cinématographiques'. Tandis que les écrits de Schulz ont la couleur du 'gobelin' passé.
'La Clepsydre' de Has surprend par une couleur pâle annonçant la mort, ou plutôt: par un retour maladif et un peu artificiel de la vie. Tout s'intensifie, d'un côté, tout devient plus horrible et de l'autre, plus attrayant." (Konrad Eberhardt, "Kino", 1973)
SANATORIUM POD KLEPSYDRĄ / LA CLEPSYDRE. Réalisation: Wojciech Jerzy Has, scénario Wojciech Jerzy Has d'après la prose de Bruno Schulz, prise de vues Witold Sobocinski, musique Jerzy Maksymiuk, décors Jerzy Skarzynski, Andrzej Plocki, costumes Lidia et Jerzy Skarzynscy. Interprétation Jan Nowicki (Józef), Tadeusz Kondrat (le père), Irena Orska (la mère), Gustaw Holoubek (le docteur Gotard), Bozena Adamek (Bianka), Mieczyslaw Voit (le conducteur aveugle), Ludwik Benoit (Szlom), Filip Zylber (Rudolf), Halina Kowalska (Adela), Henryk Boukolowski, Tadeusz Schmidt. Production: Atelier du Film Silesia, Lodz 1973 couleur, 35 mm, 3384 m, 119 mn
Prix:
* Prix Spécial du Jury au Festival International de Cannes
* Grand Prix au Festival International de Trieste
* Prix du meilleur décor au Premier Festival du Film Polonais de Gdansk. "
Film de Wojciech Jerzy Has, 1973
À voir si vous voulez rire un peu ... ( nan j'déconne, c'est vendredi ...mais c'est à voir !!! Là je déconnais pas ! C'est dur l'humour !)
Tiré du site : www.culture.pl
" Józef arrive au Sanatorium à la Clepsydre, dirigé par le docteur Gotard où se trouve son père mort, revenu à la vie mais transféré dans une autre dimension temporelle. Józef fait un voyage dans "différentes boucles du temps passé", les années de son enfance et des rêves fantastiques. Sa maison familiale renaît, le magasin de son père, la ville juive, les images rappelées par une collection de timbres défilent, ainsi que les histoires de romans parus en feuilletons dans les journaux, le jardin extraordinaire de la princesse Bianka qui est partie avec Rudolf, ami de Józef. À l'occasion d'une tentative de départ dans une autre boucle de temps, le monde des petites villes juives et de la culture juive s’avère détruit et désertifié après la tragédie de l'Holocauste.
"L'un des films polonais les plus beaux visuellement et les plus originaux. C'est une réflexion poétique au sujet du temps passé et du caractère irréversible de la mort. Has évoque sur l'écran le rêve universel, incrusté de brins de souvenirs d'enfance dans lequel différents éléments se sont mélangés: L’Autriche-Hongrie, la sous-culture des petites villes juives de l'est de la Pologne et les rêves d'un petit garçon." (Jan Slodowski [dans: ] Dictionnaire des films polonais, Varsovie 1997)
"Grâce à l'utilisation de la convention du rêve, le film gagne une unité de narration et en même temps une dimension poétique. En effet, il n'y a aucune référence précise au rêve, de sorte qu’aucune réalité extérieure ne s'oppose à la réalité du rêve. Seul le comportement de Józef révèle qu'il rêve. Józef donne l'impression d'un démiurge, il dépasse son père physiquement mais aussi dans la hiérarchie familiale; de même, il dépasse sa mère et presque tous les personnages du film, mis à part le conducteur et le docteur Gotard. Il passe par des situations et des scènes consécutives auxquelles il ne participe pas et il les quitte avant qu’elles ne se développent pleinement: il se passe des choses qui ne peuvent pas s'accomplir totalement. Elles sont trop grandes pour trouver place dans un évenement et trop fantastiques. Les choses essaient seulement d'advenir (Bruno Schulz, "Le Livre"). Les gestes d'apparence banale comme le fait de regarder à travers une fenêtre givrée, de ramper sous le lit, de se baisser pour chasser un papillon, d'escalader un mur, provoquent des conséquences non prévues: soudain Józef se trouve ailleurs, transféré dans un nouvel espace du rêve, jouxtant secrètement le précédant. C'est donc le temps qui peut devenir le héros principal du film." (Anne Guerin Castell, Kwartalnik Filmowy, 1997)
"Dans les écrits de Schulz, la mort est pratiquement absente, dans le monde qu'il crée, il n'y a pas de place pour elle: les gens et les objets sont présentés dans une continuité de métamorphoses, ils sont eux-mêmes mais ils peuvent devenir quelqu'un d'autre, ils sont l’annonce de leurs incarnations suivantes, dont on ne voit pas l'issue. C'est pourquoi, il serait difficile d'introduire, dans les limites de ce monde, des faits aussi irréversibles que la mort. [...]
Wojciech Has, décidé à présenter sur l'écran les écrits de Schulz, a dû se rapporter à un fait essentiel: le cataclysme de la dernière guerre a anéanti les petites villes de l'est de la Pologne avec leurs habitants; il n'y a plus de greniers, de caves et de magasins qui permettent de plonger en toute sécurité dans des espaces de temps immobiles; la continuité de métamorphoses a été irréversiblement coupée. Il n'y a plus de suite. Tout 'était' mais 'ne l'est pas' et 'ne sera plus'. Apparemment, Has a décidé de réaliser un film d’après Schulz mais aussi, en quelque sorte, contre lui: au-dessus de la ville du rêve de cet éminent écrivain, il a étendu l'horizon de la catastrophe inéluctable. L'ombre du cataclysme couvre tout. [...]
Mais Has a gardé – ce qui paraît très étonnant dans ce contexte - l'humour surréaliste des écrits de Schulz. Józef, ce voyageur serein, impassible, traînant dans des espaces arrachés pour un instant à la mort, se trouve dans des situations qui ne s'harmonisent pas vraiment avec la gravité du moment. [...]
La tonalité de l'oeuvre de Has a changé, car la fin de la fin des choses a été dévoilée, car l'élément d'irréversibilité est entré par force dans le monde de rêve de Schultz, tissé d’une matière légère, incertaine. Cette tonalité est devenue plus acérée, plus violente: Has utilise plus souvent le contraste que l'infiltration: l'immobilité est chez lui plus mortelle; le mouvement – plus convulsif; l'exotisme – plus coloré; le passé réanimé, plus imposant; les intrigues fantastiques tirées des secrets des timbres postaux plus 'cinématographiques'. Tandis que les écrits de Schulz ont la couleur du 'gobelin' passé.
'La Clepsydre' de Has surprend par une couleur pâle annonçant la mort, ou plutôt: par un retour maladif et un peu artificiel de la vie. Tout s'intensifie, d'un côté, tout devient plus horrible et de l'autre, plus attrayant." (Konrad Eberhardt, "Kino", 1973)
SANATORIUM POD KLEPSYDRĄ / LA CLEPSYDRE. Réalisation: Wojciech Jerzy Has, scénario Wojciech Jerzy Has d'après la prose de Bruno Schulz, prise de vues Witold Sobocinski, musique Jerzy Maksymiuk, décors Jerzy Skarzynski, Andrzej Plocki, costumes Lidia et Jerzy Skarzynscy. Interprétation Jan Nowicki (Józef), Tadeusz Kondrat (le père), Irena Orska (la mère), Gustaw Holoubek (le docteur Gotard), Bozena Adamek (Bianka), Mieczyslaw Voit (le conducteur aveugle), Ludwik Benoit (Szlom), Filip Zylber (Rudolf), Halina Kowalska (Adela), Henryk Boukolowski, Tadeusz Schmidt. Production: Atelier du Film Silesia, Lodz 1973 couleur, 35 mm, 3384 m, 119 mn
Prix:
* Prix Spécial du Jury au Festival International de Cannes
* Grand Prix au Festival International de Trieste
* Prix du meilleur décor au Premier Festival du Film Polonais de Gdansk. "
Inscription à :
Articles (Atom)



