vendredi, janvier 17, 2020

Brève du jour ?

Message reçu par e-mail :
J'ai caché ma simulation et quand je le load, on dirait qu'il n'y a pas de différence, ca prend autant de temps... Est-ce normal?

lundi, janvier 06, 2020

En testant un casque de réalité augmentée avec El Pequeno  :

« - Ça glisse !!!
  - Ouais mais tu m'as dit : Serre plus fort !
 - Ah d'accord … en fait serre moins !
 - …
 - …»
« J'ai essayé de leur expliquer mais après 4 essais à faire de la merde, ça m'a pris 20 minutes pour le faire bien!»


En regardant un clip en meeting :

«Ça c'est affreux ! Nul … tout ce qu'il faut pas faire !!»

… bon c'était le clip de référence.
 

dimanche, janvier 05, 2020

samedi, janvier 04, 2020

« - Mmmhhh … mets plus d'angoisse !
 - …
 - …
 - euh ...j'descend les shadows ?»




 

vendredi, janvier 03, 2020

Une nouvelle année qui commence ...

enfin nouvelle … les jours qui se poursuivent quoi.


Désolé encore, pas mal occupé ces derniers mois, à tous les niveaux.




Première Brève de 2020 en «parlant» via What's app avec des potes situés dans l'hexagone,
attention, ça dégénère vite.
Pardon.
 

«Elle est sympa sa copine mais pas sûr que je la supporterai à temps plein … mais bon qui suis je pour juger ? En même temps je suis rendu à une étape de ma vie ( en fait depuis pas mal d’années finalement) où je préfère qu’on me pète pas les couilles plutôt que de me les vider !»

samedi, octobre 19, 2019

« A un moment, le code chie à la bonne place …»



« Toi … t'es le champion parmi les pas bons !»



«- J'suis vraiment pas bon pour écouter des films tout seul …
- …»

vendredi, octobre 18, 2019

Peu bavard ces dernières années, j'étais occupé à d'autres apprentissages de la vie au travers de nouveaux logiciels et autres adaptations à un nouveau milieu de travail qui, ma foi, reste encore assez «brazilesque» parfois.

J'en profite pendant que l'ordi calcule des simulations de particules pour écrire une bafouille …

Il est interdit d'utilise son téléphone depuis un bon moment maintenant au Canada lorsque l'on conduit un véhicule et c'est sûrement la même chose en France mais je vois tous les jours, des gens boire et bouffer  tout en essayant de conduire et c'est aussi dangereux qu'un téléphone.

D'ailleurs, sans aucune considération pour la sécurité, le fait même de manger ou boire en conduisant m'horripile. Déjà que le café que l'on nous sert le long des routes n'est pas terrible mais en plus, il est généralement bouillant ce qui fait que tu te brûles les mains ou la tronche tout en essayant de ne pas en renverser sur toi et en observant le chemin qui te mènera éventuellement à bon port.

J'avoue je l'ai essayé de boire en conduisant et je n'y trouvais aucun plaisir ; je dirais même plus : aucun intérêt.

Le prétexte classique de cette attitude : gagner du temps. Ce qui est complètement naze car souvent ces mêmes personnes partent en retard ou plus tard en se disant qu'elles rattraperont ce temps en s'arrêtant à peine pour prendre de la bouffe de merde et un liquide insipide  qu'elles tenteront d'ingurgiter toute en tentant de rattraper le temps perdu qu'on ne rattrape plus ( vous connaissez la musique).

Bref, si je veux boire un café de daube, je m'arrête quand même pour bien profiter de son sale goût assis dans un Tim Horton ou autre ( car c'est souvent le seul truc de dispo ou d'ouvert 24 heures sur 24 au bord de la route quand tu conduis)  et de pouvoir gueuler sans risquer la vie de quelqu'un d'autre que Toi, sans risquer de te saloper le pantalon ou de foutre des miettes partout dans la bagnole.

Il faut prendre le temps de râler sans conduire afin de bien se concentrer sur sa gueulante.

Donc voilà pourquoi je ne bois pas ni ne bouffe en bagnole …


 

samedi, octobre 12, 2019

527

est le nombre d'années depuis que Cristoforo Colombo ou Cristóbal Colón a découvert les Indes, enfin les Indes, plutôt l'Amérique ... enfin l'Amérique, une île dans l'archipel des Bahamas qu'il va nommer San Salvador.

Bref voilà

Sinon ça va ? Pas trop chaud ?

mercredi, septembre 25, 2019

Frances McDormand

"Le jeunisme ambiant nous condamne à ne pas dépasser 45 ans, dit-elle. Mais une femme âgée a accumulé de la sagesse, et sait répondre aux situations d'urgence. Si le public ne peut plus s'identifier à une femme de cet âge-là, si tout le monde finit par se ressembler, voilà pourquoi notre culture est si immature."

https://www.lyonmag.com/article/103371/lyon-l-8217-actrice-frances-mcdormand-invitee-d-8217-honneur-du-festival-lumiere
 

mercredi, septembre 11, 2019

Waste of Space Orchestra: Wake Up The Possessor (Official Music Video)





Bon je balourde un morceau qui débute plus calmement …

Suite à la diffusion de ce groupe un pote m'écrit :

«La Finlande ? ...c'est un des taux de suicide les plus élevés au monde : pas assez de lumière et trop de vodka …»



Est-ce la recette miracle pour faire de la «bonne» musique ?







Aucun rapport mais 2 brèves retrouvées :



donc une via  Peter Blur :



«J'veux des modèles qualité film !!!»







« - Si je me trompe une fois … ça devrait me prendre  …. une heure et demie …

- …

- … minimum !»

vendredi, septembre 06, 2019

Désolé du silence ! Moins de brèves car suite au changement de boulot je suis plutôt tout seul et moins de meetings donc forcément moins de brèves quoi !

Pas mal de trucs qui bougent ici et là et des mises en place de projets, d'apprentissage de logiciels donc moins de temps pour balbutier des bêtises sur le blob …

Mais en voici deux et quelques extraits musicaux assez différents quand même - Ambiance découverte -   à écouter sans modération  :


https://youtu.be/p_Z9YNPe6GQ

https://www.youtube.com/watch?v=kMgg0Ci_vEM&list=OLAK5uy_mpIDK3O_Tl-zV31NuhWcy6s30nVghup7Q


Et les brèves :

«Tu pourrais scaler down la montagne pour grandir un peu s't'eu plaît ?»
( J'ai même pas compris sa question)


« - Ça va ? Vous avez tout compris
  - … ouais …
 - Vous êtes sûr ? Posez des questions ! C'est le moment !
- …
- …
- ...euh ….png c'est Log ou Lin ?
- ...ok ..alors bon, je recommence depuis le début !»

mardi, juillet 02, 2019

lundi, juin 03, 2019

Déclaré devant moi, au resto, par un ami kanak ( c’est pas vrai mais quand même ... plusieurs le reconnaîtront !!) :

« Quand je bois trop de Coke, ça me défonce les genoux !!! »




Hallucinant non ?!

samedi, mai 25, 2019

« - J’ai vu un film, y a avait un mec qui me faisait penser à Toi !
-  Encore ?! C’est qui ?
- je sais plus ... mais tu le connais !
- tu ne sais pas c’est qui mais je suis censé le connaître ??!!
-  Mais oui !!! C’est un mec ... costaud ... assez grand ...
- pffff ... comment tu veux que je trouve ?! C’est dans quel film ?
- je ne me rappelle pas du titre !
- super les indices ! L’histoire c’est quoi ?
- je ne m’en souviens pas !
-  ....
- ....
- SIM ??
- ... t’es con ! »

mardi, avril 23, 2019

« Vincent Van Gogh a dit, il me semble : « La couleur c'est l'enthousiasme dans la vie» ... lui, à mon avis, il est plus fadasse qu’enthousiaste. »

vendredi, avril 05, 2019

13:10 : après avoir pris rendez-vous sur le site, visite au Apple Store pour un changement de batterie ! J'en ai marre d'Apple et en même temps, ça me tente moyen de changer de téléphone car faudrait que je reconfigure tous mes contacts ( même si je sais qu'il doit bien exister un logiciel qui fait le transfert vers Android) … ou bien racheter un téléphone, etc. Bref je me dis que j'achète la paix pour 40$ pour encore quelques années ( j'ose espérer).

13:13 : un gars m'interpelle ..pas si mal niveau timing - juste 3 minutes de retard !
Diagnostique ( ainsi qu'un test audio qui me vrille les tympans) : effectivement la batterie a un problème !
Ouais, je m'en doutais un peu, vu que j'étais venu pour cela suite aux reboots intempestifs et les chutes d'énergie drastiques et ce, même sans leur test/diagnostique stevejobbien !

Résultat : je dois revenir dans une heure pour qu'ils me fassent le changement de batterie … et je devrais avoir le sourire car c'est seulement 40$ au lieu de 110$ suite au scandale de la rumeur d'obsolescence programmée avec les changements d'iOS !

Bref, j'en profite pour aller boire un café ( enfin une eau chaude brune) et commencer un bouquin dans un café pas loin.
Je m'installe dans le coin le plus calme possible mais un couple vient s'installer quasiment en face de moi.  Le couple parle fort. Nous sommes dans un quartier plutôt anglophone alors ils ne semblent pas gêner de parler en français à un niveau sonore que je qualifierai de «moyennement discret».
N'ayant pas le choix d'écouter compte tenu de la puissance décibélique de nos deux tourtereaux, je me mets à analyser malgré moi l'échange verbal.

Cela semble être une seconde rencontre durant une pause de boulot : ils se connaissent un peu mais pas assez ( à mon avis) pour être intimes. Il n'y a pas de contact et chacun semble sur ses gardes, peur de faire un geste de trop ou un geste vu comme déplacé. Le gars a l'air pas mal plus vieux que la femme  ( peut-être 15 années de différence ? Lui plutôt mi-cinquantaine et elle mi-trentaine, au pif quoi, j'suis pas spécialiste non plus)
Je tente de siroter mon café et me brûle à moitié la tronche ! Saloperie de tasse en carton avec couvercle ( d'ailleurs à ce propos, faudrait trouver autre chose car j'a parfois l'intime conviction que le café goûte plus le carton que le café. Mais bon j'dis ça …).

Le gars explique qu'il travaille le matin et écrit l'après-midi ( une sorte de prof ou de «technical writer») et il doit remettre ses écrits tous les vendredis soirs alors il n'a du temps que la fin de semaine. En même temps, je doute que les lecteurs de l'autre côté lisent la fin de semaine mais bon qui suis-je pour juger.

Il veut s'investir dans cette relation qu'il a commencé avec elle mais seulement si elle est intéressée.
Elle, timidement, souhaite poursuivre cette relation mais elle ne manifeste pas une joie exubérante non plus. Disons que cela sent la rencontre via internet plutôt qu'entre amis communs ! Ils ne peuvent avoir de conseils de ceux les connaissant déjà alors cela ressemble à un pile ou face émotionnel.

Le gars se lance :«Il faut que tu en aies envie aussi ! J'en suis rendu à une étape de ma vie ou si je n'ai pas envie de faire quelque chose et bien je ne le fais pas ! Tu dois faire cela pour Toi parce que tu le veux et pas pour les autres !»
Bon,  c'est pas non plus le discours du siècle mais il a l'air motivé à démontrer son point de vue !
J'ai pas tout écouté non plus car je lisais en même temps alors c'est possiblement confus.

Silence … le couple se regarde et semble réfléchir ( ou pas - dur à dire le gars est de dos pour moi).

J'attends le dénouement malgré tout ( je présume que le gars attend une réponse aussi ) et comme je n'ai pas de téléphone ( suivez hein ! Il est avec un génie chez Apple !) il faut bien que je tue le temps. Ce n'est pas que le bouquin n'est pas intéressant mais le bruit ambiant et les brûlures au second degré sur ma langue et mes lèvres m'empêchent de me concentrer.

Finalement la femme se lève et s'en va. Elle n'a pas répondu. Je présume que cela clôt le débat.

Comme quoi le gars a réussi à faire comprendre sa logique même si son but ultime n'était possiblement pas l'annihilation totale de ses chances de conclure pour le week-end.

L'homme reste le regard fixé sur sa tasse en carton remplie de café.
Je retourne dans mon bouquin … encore 30 minutes à tuer.

 

dimanche, mars 17, 2019

jeudi, mars 14, 2019

SWING de Tony Gatlif









Rêve d'hier :



Je cours … je cours vite. Je ne sais pas pourquoi mais c'est comme une sorte de jogging. Il n'y a pas de crainte dans mon esprit. Je croise des amis qui courent aussi mais moins vite !

Ils me demandent de les attendre mais  je ne leur répond même pas … étrange.



Finalement au détour d'un virage, je me retrouve dans mon bureau, assis en face de mon ordinateur,

j'ai l'impression que le logiciel est un mixte entre Houdini et Zbrush … bizarre aussi !



Soudain j'entends un bruit … je me dépêche encore, je cours dans la cuisine.

Merde, c'est mon café qui est en train de bouillir dans une petite casserole !



Je coupe le feu, je déplace la casserole et j'ai comme un malaise, une crise cardiaque ou un truc du genre.



Je m'effondre par terre et la seule pensée qui me vient c'est : «Merde ...j'ai oublié de sauver …»



Rideau









mercredi, février 20, 2019

«j’ai confiance mais je me méfie ... »
Peter Blur


Sinon j’ai vu un mec avec un noeud papillon en bois ce matin dans le train ...
Parfois tu te demandes ...


Parfois ...

jeudi, février 07, 2019

« - T’as l’air en forme !!
- bof ... moyen en ce moment ... pourquoi tu dis ça ?
- ben je sais pas ... tu bouges les bras !
- ...
- ... »

samedi, février 02, 2019

« Ça a été un travail très demandant ... surtout pour ceux qui l'ont fait.»

samedi, janvier 12, 2019

Clin d'oeil à Lechalote :


Paul Eluard a écrit : «Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous»


Emil M. Cioran aurait sûrement écrit : «Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous manqués.»



Tandis que Michel Houellebecq écrit : 

«Considérant les événements présents de notre vie, nous oscillons sans cesse entre la croyance au hasard et l'évidence du déterminisme.»

« Ce n'est pas aussi compliqué qu'on le raconte, les relations humaines : c'est souvent insoluble, mais c'est rarement compliqué. »


samedi, janvier 05, 2019

L'image est floue, dégueulasse mais la musique et les paroles restent d'actualité ...



Notez la chorégraphie de certains ! Digne de discu-danses ...





Un indice : veston à paillettes...




Puis cette chanson résume un peu ce blog aussi ...



jeudi, janvier 03, 2019

Je devrais écrire plus souvent  ... enfin ici.
J'écris assez souvent mais encore sur du papier, parfois, souvent même.
Puis je le jette.
Ma prose mérite-elle vraiment d'être exposée aux yeux de mes 4 lecteurs ?

La question est posée. C'est aussi parce que je me dévoile, ou bien que c'est trop «barré» même pour moi.
Alors je me dis que cela va passer, que cela m'a défoulé, peut-être.

Pas toujours.

Et puis, ai-je vraiment envie d'entendre des commentaires sur certains écrits ?

Je laisse donc ma médiocrité repartir en boules de papiers, dans un lancer à 3 points indigne du Black Mamba ...

mercredi, janvier 02, 2019

Pour bien commencer 2019

«- J'ai rien à dire, alors je dis que je suis timide mais c'est faux, je suis con, c'est tout.
- Mais non, c'est toi qui parles le plus ici.
- C'est parce que vous êtes encore plus cons que moi, c'est tout.»




«- Tu connais le proverbe: quand le sage montre la lune, le connard regarde le doigt.
- Et alors?! Il a raison, le connard, y'a rien sur la lune!»



«Dans la vie faut pas s'en faire, et moi, comme un con, je m'en fais...»



«Les incas faisaient des flûtes avec les os des morts, ça les empêchait pas de jouer des conneries.»



«Tous les matins il arrive ici comme un cahier neuf, tous les soirs il repart plein de ratures...»




Extrait de: Brèves de comptoir

vendredi, décembre 14, 2018

mardi, décembre 04, 2018

«  Je suis spécialisé en rien ... »



«  - Peux-tu nous donner les statistiques qu’on ne connaît pas ?
 -  ben qu’est ce que tu veux savoir ?
 - ben je sais pas.
 - ...
 - ... »



«  - Puis ça va ?
 - Non, on voit rien ! On a un niveau pour des personnages de type Géant
Et on nous a refilé des schtroumpfs!
 - ... forcément. »

mercredi, novembre 21, 2018

samedi, octobre 13, 2018

Brèves des derniers temps ...

« Ça, ça vaut de l’or!  ... et de l’or j’en ai pas! »



« Le client il veut acheter, et moi j’veux vendre! »
Hier cela faisait 526 ans que Christophe Colomb mettait les pieds en Amérique... enfin à Cuba plutôt mais cela ne se dit pas trop fort ( cela pourrait blesser un certain Président - qui se vantait de la qualité de la musique américaine en écoutant My Way - meme si le créateur de cette chanson n’est rien d’autre que Claude François ( qui aurait aimé être américain sans doute )

Mais bon je divague ... c’est juste qu’il faut se souvenir parfois ...

https://vimeo.com/244882764




Tant qu’on se représente l’âme comme une chose, un corps qui est dans notre tête, cette hypothèse ne présente aucun danger. Ce n’est pas dans ce que nos modèles ont de primitif ou de grossier que réside le danger, mais dans leur obscurité (leur confusion).!Le danger commence lorsque nous
nous apercevons que le vieux modèle ne suffit pas et qu’au lieu de le changer, nous nous bornons à le sublimer, pour ainsi dire. 
Tant que je dis que la pensée est dans ma tête, tout va bien ; les choses deviennent dangereuses lorsque je dis que la pensée n’est pas dans ma tête, mais dans mon esprit.

samedi, août 25, 2018

Lecture du moment

Je me suis réveillé avec ça dans la tête ce matin :

Je suis de bonne, bonne, bonne, bonne humeur ce matin ... y a des matins comme çaaaaaaaaa

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lecture du moment ici : 
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                                  \\
        «La ride est une allusion à la mort.»
            La mort   Vladimir Jankélévitch

mercredi, août 22, 2018

Brèves des dernières semaines


 " Le "Live" est "photoreal.""



" MA technique  ... c'est que j'ai pas le temps de niaiser ,,,"



" Je veux un représentatif de ce que ça représente ..."




" - ... Finalement c'est pas terrible hein ?
  - Bof ...non y a un truc quand même intéressant ?
 - ...
 - ...
- ... C'est nul !
- ... Je sais pas ...
- C'est naze son truc.
- ... Ouais c'est vrai ...
-  Ah ben quand même !"

mercredi, août 15, 2018

El Pequeño commence les cours de conduite automobile.
Quelques brèves de l’enseignant  durant le cours :

« Il est très important de tenir le guidon avec ses deux mains. »

«  Toujours mettre sa ceinture pour éviter les commissions cénébrales... »

«  Quand il faut tourner ... tu tournes. »


Bref ... 

mercredi, mai 16, 2018

En meeting:
 «  - On est dans une phase descendante... ascendante ...
     - ... euuuuuuh et c’est bon ? »


J’avoue, j’ai fait le con en répondant.
Ils n’ont pas trouvé ça drôle ... mais bon j’dis ça.

mardi, avril 10, 2018

Festival du printemps #4

Réunion au resto avec des anciens collègues vendredi midi 30 Mars  ( et ouais on bosse le Vendredi Saint nous! Enfin certains. )
“- Purée je suis naze ( après 2 pintes de bière quand même !), je vais pas finir tard  aujourd’hui!
Moi aussi je vais pas partir tard ! Je suis rentré tôt ! 
- Ah ouais ? T’es arrivé à quelle heure ?
- 9:30 !!
Tu te fous de moi ou quoi ? 
- Non !
- ...”

Un peu plus tard, deux amis discutent :
  • Moi je suis 1/4 breton 1/ 4 vosgien et à moitié  alsacien ! 
  • Ouais, t’es allemand quoi ! 

lundi, avril 09, 2018

Festival du printemps #3

“- Il est bon en dessin lui quand même  ...
- Ouais mais t’as vu sa gueule !
- ...”





“ Y a plein de bons artistes en France, le problème c’est le système des itinérants du spectacle !!!”

dimanche, avril 08, 2018

Festival du Printemps #2

“ - Ils s’ameliorent de plus en plus ! Ils vont nous voler notre job si ça continue !
- ... 
-  ... 
- La job de certains .. ça c’est sûr !”

samedi, avril 07, 2018

Festival du Printemps

“ - Comment ça va ton gamin?
- Il veut faire du rap avec un pote !
Il fait du beatbox avec sa bouche !
- C’est  cool ça, non ?
- C’est  nul ! Même quand c’est bon c’est nul !!”

jeudi, mars 29, 2018

Brève de 22:24

“ - On voit pas grand chose ...
 - T’as raison ... je vais tout assombrir comme ça on verra mieux les couleurs
 -  ...  “

mardi, mars 13, 2018

C'est vraiment se foutre de la gueule du  monde quand même !
Cela prend une demi-seconde à vérifier avec n'importe quel téléphone si tu n'es pas sûr !!

Mais comme m'a dit un ex-collègue dont je tairai le nom pour l'instant - je cite :

 «Belge, Allemand, ça bouffe de la saucisse pareil !»

Je ne commenterai pas cette phrase ...

mardi, mars 06, 2018

Sensation de doute

J’explique un truc qui me semble basique mais je vois pas mal d’interrogat dans les yeux de l’audience ... je recommence plus lentement et j’ai cette superbe réflexion:

“ Finalement, c’est assez simple quand tu as compris comment faire !”



Tout est accompli.

jeudi, février 22, 2018

Assemblée extraordinaire

Je dois encore assister à  des meetings mais pas mal moins qu'avant. Ils sont juste plus longs et très bureaucratiques mais bon ... Par contre quand c'est à 8:30 et que tu es rentré de cours à minuit la veille c'est moins marrant.

Un extrait issu de ce matin. Il y avait 20 pages de notes à lire pour l'adoption de nouveaux cours et autres discussions sur la possibilité de la création d'un programme, etc.

Je suis un peu perdu dans les feuilles et j'ai du mal à comprendre la logique de la pagination.
Mais c'est peut-être moi ...



« - Regarde le cours spécifique Épistémologie et méthodologie à la page 3
 - ...
 - ... puis ?
- ...mmmh je cherche la page 3 mais je ne la trouve pas ...
- ... attends ... ah oui, c'est la première ! Celle ou il n'y a pas de numéro !
- ... »


jeudi, février 15, 2018

« - Hé, c’est quoi ça ? Dans la liste des trucs de l’offre d’emploi, c’est écrit : Pratiquer le système D ?!
-  c’est une blague ?
- non ... c’est quoi ? un langage de programmation ?
- tu plaisantes là ?
- Nooon ! C’est quoi ?
- Laissez-moi tomber tu n’y arriveras jamais ! »



Réflexion d’un des étudiants face au nombre d’assets à faire face au peu de temps restant :
Je ne la connaissais pas ! 

« 9 femmes enceintes ne peuvent pas faire un bébé en 1 mois ! »

mercredi, février 07, 2018

OK Corral + le opas Corral




Ce matin les écureuils étaient de sortie ! Fête au village ? Bagarre générale ou tout simplement recherche de bouffe active, cela pullulait de *scūrĭōlus !!!

Pas plus bavard que cela, j'ai des trucs à préparer !

vendredi, février 02, 2018

La maison de l’amitié - boîte LEGO

J’aime ce commentaire !!!!




14 janvier 2018
35-44 years old 
Je Suis :Parent LEGO
Expérience De Construction:Constructeur LEGO expert
1 / 5
Virage 2018 raté
Toute la famille est très déçue par la nouvelle collection Lego Friends 2018.

Pourquoi changer l’apparence des 5 personnages principaux ? Ou tant qu’à changer les figurines, pourquoi ne pas changer aussi leurs noms pour développer une nouvelle histoire autour d’un autre groupe d’amies. Comment expliquer ici le changement de couleur des yeux de 4 des 5 personnages et la couleur de peau pour Olivia ? Comment expliquer qu’Emma dont le père s’appelait jusqu’à présent Luis devienne subitement asiatique ?

Avec la collection 2018, les couleurs des différents sets deviennent très/trop marquées et dépendent très/trop des personnages qu’ils contiennent : tout l’univers de Mia sera-t-il vert ? Celui d’Emma Violet ? Rose pour Olivia et bleu pour Stéphanie ?

Les nouvelles expressions présentes sur le visage des figurines sont elles aussi trop marquées et en deviennent parfois ridicules. Pourquoi transposer dans la gamme Friends ces éléments de la gamme DC Super Hero Girls alors même que celle-ci ne semble pas avoir séduit le public ?

Cette année, les stéréotypes virent à la caricature. Il y avait, c’est vrai, sans doute trop de « blancs » (blanches) dans la gamme. On en supprime alors 2 pour les remplacer par une asiatique et une hispanique. Pourquoi pas. Mais comme on est dans la caricature, il faut aussi une famille de roux, des lunettes pour la scientifique, des habits en rapport à leur passion pour chacune… et, seul un Papa hipster peut s’occuper de son bébé. Quelle place reste-t-il encore à l’imagination dans ces histoires ou tout semble déjà écrit d’avance ?

Enfin, et c’est sans doute là le pire, rien, mais vraiment rien de neuf au niveau des thèmes abordés. N’y-a-t-il donc plus personne chez Lego qui ait des (bonnes) idées pour cette gamme?

Nous comprenons qu’après quelques années la gamme se devait de se renouveler mais, au lieu de ça, on a ici l’impression d’assister à un mauvais remake. Dommage.

jeudi, février 01, 2018

OK pas Corral ... La fin ?

Pas vu un seul écureuil aujourd’hui!
Sont-ils tous morts ?
Il fait moins froid pourtant mais c’est gris. Peut-être n’aiment-ils  pas la grisaille ?
Pour passer le temps, j’ai été obligé de lire le journal gratis qu’ils nous refilent sur le quai.
Franchement, je m’attendais la tout sauf à ça.
Un article de journaliste sur le mensonge dans les médias qui m’a laissé perplexe. Un humour pas drôle ( bon j’accepte car moi aussi je peux être en avance sur mon temps et ne pas réussir à convaincre mes lecteurs assidus de la pertinence drolatique de mes propos) et finalement qui n’est qu’un mélange de nouvelles ici et là sans queue ni tête.

Ou alors c’est moi le problème...
Bon je vous laisse, un contrôleur semble me faire signe de sortir mon titre de transport dûment validé.


mercredi, janvier 31, 2018

OK pas Corral - la suite

Je ne vois plus l’écureuil noir ce matin.
Par contre 3 autres écureuils se battent pour le refuge de celui-ci. La bagarre dure 40 secondes et une des bestioles pénètre dans le trou de l’érable. Les deux autres se sauvent et vont agresser d’autres rats à queue touffue un peu plus loin.
Finalement un second écureuil pénètre lui aussi dans le trou qui avait causé le triptyque pugiliste cité précédemment. Peut-être la femelle ou le mâle ou LGBT, bref, cette intrusion semble permise car aucun grognement ne se fait entendre !
Le train m’appelle, juste avant de détourner le regard, j’aperçois mon écureuil noir tout seul sur une branche assez loin de la communauté...

Allez t’es pas tout seul mon pote.

mardi, janvier 30, 2018

« Il nous faut des modèles qualité film! »


Digne de Maxwell ... seuls les vieux comprendront.

OK pas Corral ... Update 01

En attendant le train sous un ciel bleu azur et un froid affûté qui me rigidifie la pilosité nasale interne, je me surprend à un moment de poésie naturaliste à tendance animalière.

En effet, la patience n’ayant jamais été mon fort, je m’égare à observer les écureuils qui vivent dans le boisé à côté du quai de gare désert. J’arrive à en reconnaître quelques uns car je les surveille depuis plusieurs semaines.
Le matin très tôt, ils ne sortent jamais. Lorsque je commence plus tard, je peux les voir jouer ou se battre allègrement à la recherche de nourriture, d’une branche, pour se nourrir ou s’amuser.

Il y en a un, un peu plus gros que les autres et beaucoup plus foncé. Il ou elle ne semble pas s’amuser. Elle surveille son nid : un trou assez étroit dans un arbre juste en face de moi. Elle protège son territoire ou peut être des petits. Elle empêche les autres d’y entrer et se dépêche toujours de retourner à l’intérieur dès qu’elle a des branches ou des restes de feuilles, d’écorce trouvées sous la neige.

Mais le long véhicule électrique chargé de me mener vers le lieu d’apprentissage pour jeunes Padawans ayant comme volonté de faire des effets dignes du pays de l’oncle Sam, approche et mes doigts, confortablement,  s’ankylosent.

C’était mon interlude de la journée... au boulot maintenant.



Qu'ils sont cons ces écureuils !
J'ai corrigé quelques fautes pendant ma pause syndicale , le froid ayant eu le dessus sur mes gros doigts gercés ( ne cherchez pas il n'y a pas de contrepèteries !) 

jeudi, janvier 11, 2018

Hell or High Water

Film pas mal du tout à regarder ... enfin si cela vous tente !
Par contre l’affiche laisse à désirer.

https://youtu.be/JQoqsKoJVDw


mardi, janvier 02, 2018

La vie c'est comme la salive...



Allez un petit rappel ... histoire de se souvenir que parfois, même si c"est dégueulasse, c'est aussi cela la vie ...



mardi, décembre 26, 2017

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier Stig DAGERMAN

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier
(1952)

Stig DAGERMAN (1923-1954)

Traduit du suédois par Philippe Bouquet

Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier.
En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.
Qu’ai-je alors entre mes bras ?
Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur.
Mais il y a aussi des consolations qui viennent à moi sans y être conviées et qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux : Je suis ton plaisir – aime-les tous ! Je suis ton talent – fais-en aussi mauvais usage que de toi-même ! Je suis ton désir de jouissance – seuls vivent les gourmets ! Je suis ta solitude – méprise les hommes ! Je suis ton aspiration à la mort – alors tranche !

Le fil du rasoir est bien étroit. Je vois ma vie menacée par deux périls : par les bouches avides de la gourmandise, de l’autre par l’amertume de l’avarice qui se nourrit d’elle-même. Mais je tiens à refuser de choisir entre l’orgie et l’ascèse, même si je dois pour cela subir le supplice du gril de mes désirs. Pour moi, il ne suffit pas de savoir que, puisque nous ne sommes pas libres de nos actes, tout est excusable. Ce que je cherche, ce n’est pas une excuse à ma vie mais exactement le contraire d’une excuse : le pardon. L’idée me vient finalement que toute consolation ne prenant pas en compte ma liberté est trompeuse, qu’elle n’est que l’image réfléchie de mon désespoir. En effet, lorsque mon désespoir me dit : Perds confiance, car chaque jour n’est qu’une trêve entre deux nuits, la fausse consolation me crie : Espère, car chaque nuit n’est qu’une trêve entre deux jours.
Mais l’humanité n’a que faire d’une consolation en forme de mot d’esprit : elle a besoin d’une consolation qui illumine. Et celui qui souhaite devenir mauvais, c’est-à-dire devenir un homme qui agisse comme si toutes les actions étaient défendables, doit au moins avoir la bonté de le remarquer lorsqu’il y parvient.
Personne ne peut énumérer tous les cas où la consolation est une nécessité. Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par les nuits, c’est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas. Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout à coup le défi effroyable que l’éternité lance à mon existence dans le mouvement perpétuel de la mer et dans la fuite perpétuelle du vent. Que devient alors le temps, si ce n’est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure – et quelle misérable consolation, qui n’enrichit que les Suisses !
Je peux rester assis devant un feu dans la pièce la moins exposée de toutes au danger et sentir soudain la mort me cerner. Elle se trouve dans le feu, dans tous les objets pointus qui m’entourent, dans le poids du toit et dans la masse des murs, elle se trouve dans l’eau, dans la neige, dans la chaleur et dans mon sang. Que devient alors le sentiment humain de sécurité si ce n’est une consolation pour le fait que la mort est ce qu’il y a de plus proche de la vie – et quelle misérable consolation, qui ne fait que nous rappeler ce qu’elle veut nous faire oublier !
Je peux remplir toutes mes pages blanches avec les plus belles combinaisons de mots que puisse imaginer mon cerveau. Etant donné que je cherche à m’assurer que ma vie n’est pas absurde et que je ne suis pas seul sur la terre, je rassemble tous ces mots en un livre et je l’offre au monde. En retour, celui-ci me donne la richesse, la gloire et le silence. Mais que puis-je bien faire de cet argent et quel plaisir puis-je prendre à contribuer au progrès de la littérature – je ne désire que ce que je n’aurai pas : confirmation de ce que mes mots ont touché le cœur du monde. Que devient alors mon talent si ce n’est une consolation pour le fait que je suis seul – mais quelle épouvantable consolation, qui me fait simplement ressentir ma solitude cinq fois plus fort !
Je peux voir la liberté incarnée dans un animal qui traverse rapidement une clairière et entendre une voix qui chuchote : Vis simplement, prends ce que tu désires et n’aie pas peur des lois ! Mais qu’est-ce que ce bon conseil si ce n’est une consolation pour le fait que la liberté n’existe pas – et quelle impitoyable consolation pour celui qui s’avise que l’être humain doit mettre des millions d’années à devenir un lézard !
Pour finir, je peux m’apercevoir que cette terre est une fosse commune dans laquelle le roi Salomon, Ophélie et Himmler reposent côte à côte. Je peux en conclure que le bourreau et la malheureuse jouissent de la même mort que le sage, et que la mort peut nous faire l’effet d’une consolation pour une vie manquée. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir dans la vie une consolation pour la mort !
Je ne possède pas de philosophie dans laquelle je puisse me mouvoir comme le poisson dans l’eau ou l’oiseau dans le ciel. Tout ce que je possède est un duel, et ce duel se livre à chaque minute de ma vie entre les fausses consolations, qui ne font qu’accroître mon impuissance et rendre plus profond mon désespoir, et les vraies, qui me mènent vers une libération temporaire. Je devrais peut-être dire : la vraie car, à la vérité, il n’existe pour moi qu’une seule consolation qui soit réelle, celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l’intérieur de ses limites.
Mais la liberté commence par l’esclavage et la souveraineté par la dépendance. Le signe le plus certain de ma servitude est ma peur de vivre. Le signe définitif de ma liberté est le fait que ma peur laisse la place à la joie tranquille de l’indépendance. On dirait que j’ai besoin de la dépendance pour pouvoir finalement connaître la consolation d’être un homme libre, et c’est certainement vrai. A la lumière de mes actes, je m’aperçois que toute ma vie semble n’avoir eu pour but que de faire mon propre malheur. Ce qui devrait m’apporter la liberté m’apporte l’esclavage et les pierres en guise de pain.
Les autres hommes ont d’autres maîtres. En ce qui me concerne, mon talent me rend esclave au point de pas oser l’employer, de peur de l’avoir perdu. De plus, je suis tellement esclave de mon nom que j’ose à peine écrire une ligne, de peur de lui nuire. Et, lorsque la dépression arrive finalement, je suis aussi son esclave. Mon plus grand désir est de la retenir, mon plus grand plaisir est de sentir que tout ce que je valais résidait dans ce que je crois avoir perdu : la capacité de créer de la beauté à partir de mon désespoir, de mon dégoût et de mes faiblesses. Avec une joie amère, je désire voir mes maisons tomber en ruine et me voir moi-même enseveli sous la neige de l’oubli. Mais la dépression est une poupée russe et, dans la dernière poupée, se trouvent un couteau, une lame de rasoir, un poison, une eau profonde et un saut dans un grand trou. Je finis par devenir l’esclave de tous ces instruments de mort. Ils me suivent comme des chiens, à moins que le chien, ce ne soit moi. Et il me semble comprendre que le suicide est la seule preuve de la liberté humaine.
Mais, venant d’une direction que je ne soupçonne pas encore, voici que s’approche le miracle de la libération. Cela peut se produire sur le rivage, et la même éternité qui, tout à l’heure, suscitait mon effroi est maintenant le témoin de mon accession à la liberté. En quoi consiste donc ce miracle ? Tout simplement dans la découverte soudaine que personne, aucune puissance, aucun être humain, n’a le droit d’énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s’étioler. Car si ce désir n’existe pas, qu’est-ce qui peut alors exister ?
Puisque je suis au bord de la mer, je peux apprendre de la mer. Personne n’a le droit d’exiger de la mer qu’elle porte tous les bateaux, ou du vent qu’il gonfle perpétuellement toutes les voiles. De même, personne n’a le droit d’exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n’est pas le devoir avant tout mais : la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l’on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome.
Ce n’est qu’en un tel instant que je peux être libre vis-à-vis de tous les faits de la vie qui, auparavant, ont causé mon désespoir. Je peux reconnaître que la mer et le vent ne manqueront pas de me survivre et que l’éternité se soucie peu de moi. Mais qui me demande de me soucier de l’éternité ? Ma vie n’est courte que si je la place sur le billot du temps. Les possibilités de ma vie ne sont limitées que si je compte le nombre de mots ou le nombre de livres auxquels j’aurai le temps de donner le jour avant de mourir. Mais qui me demande de compter ? Le temps n’est pas l’étalon qui convient à la vie. Au fond, le temps est un instrument de mesure sans valeur car il n’atteint que les ouvrages avancés de ma vie.
Mais tout ce qui m’arrive d’important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer à la voile, la joie que l’on donne à un enfant, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie.

Je soulève donc de mes épaules le fardeau du temps et, par la même occasion, celui des performances que l’on exige de moi. Ma vie n’est pas quelque chose que l’on doive mesurer. Ni le saut du cabri ni le lever du soleil ne sont des performances. Une vie humaine n’est pas non plus une performance, mais quelque chose qui grandit et cherche à atteindre la perfection. Et ce qui est parfait n’accomplit pas de performance : ce qui est parfait œuvre en état de repos. Il est absurde de prétendre que la mer soit faite pour porter des armadas et des dauphins. Certes, elle le fait – mais en conservant sa liberté. Il est également absurde de prétendre que l’homme soit fait pour autre chose que pour vivre. Certes, il approvisionne des machines et il écrit des livres, mais il pourrait tout aussi bien faire autre chose. L’important est qu’il fasse ce qu’il fait en toute liberté et en pleine conscience de ce que, comme tout autre détail de la création, il est une fin en soi. Il repose en lui-même comme une pierre sur le sable.

Je peux même m’affranchir du pouvoir de la mort. Il est vrai que je ne peux me libérer de l’idée que la mort marche sur mes talons et encore moins nier sa réalité. Mais je peux réduire à néant la menace qu’elle constitue en me dispensant d’accrocher ma vie à des points d’appui aussi précaires que le temps et la gloire.

Par contre, il n’est pas en mon pouvoir de rester perpétuellement tourné vers la mer et de comparer sa liberté avec la mienne. Le moment arrivera où je devrai me retourner vers la terre et faire face aux organisateurs de l’oppression dont je suis victime. Ce que je serai alors contraint de reconnaître, c’est que l’homme a donné à sa vie des formes qui, au moins en apparence, sont plus fortes que lui. Même avec ma liberté toute récente je ne puis les briser, je ne puis que soupirer sous leur poids. Par contre, parmi les exigences qui pèsent sur l’homme, je peux voir lesquelles sont absurdes et lesquelles sont inéluctables. Selon moi, une sorte de liberté est perdue pour toujours ou pour longtemps. C’est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l’oiseau et que l’animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt de Walden – mais où est maintenant la forêt où l’être humain puisse prouver qu’il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?

Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l’instant que je le fasse à l’intérieur de ces formes. 
Le monde est donc plus fort que moi. 

A son pouvoir je n’ai rien à opposer que moi-même – mais, d’un autre côté, c’est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.

Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu’une consolation et plus grande qu’une philosophie, c’est-à-dire une raison de vivre.


vendredi, décembre 22, 2017

Entendu

« -Vous devriez vous reprendre, vous êtes en train de sombrer dans la paranoïa !
 -Tout le monde me dit ça ! C’est un complot ou quoi ? »

samedi, décembre 16, 2017

“La vie, c’est d’être ce que nous ne sommes pas ... sans le rester”

Jean-Claude Van Damme

vendredi, décembre 15, 2017

En me réveillant ce matin, je ne me souvenais plus de mon rêve mais j'avais cette phrase en tête :

C'est grâce à la force de sa tolérance qu'on décèle l'humanité d'une personne, heureusement qu'il y a un paquet d'abrutis finis tout autour pour pouvoir bien faire la nuance et comprendre la subtilité de la chose ...

Alors voilà ! Aucune idée du pourquoi de cette phrase imprimée dans mon cerveau à cette heure-ci.

Mais je vous en fait profiter aussi, ça vous apprendra à lire mes conneries.

jeudi, décembre 14, 2017

samedi, décembre 02, 2017

Entropie

http://agora.qc.ca/dossiers/Entropie

Où va le monde, à quoi ressemblera la terre qu’habiteront nos descendants? La notion d’entropie enferme la réponse la plus sûre à ces questions, les plus graves qui soient après celles qui portent sur le sens de la vie et de la mort. Quand on demandait à Einstein quelle était à ses yeux la loi la plus importante de la physique, il répondait: «le second principe de la thermodynamique.» La notion d'entropie est associée à ce second principe

La thermodynamique a pour objet les effets du travail, de la chaleur et de l’énergie sur un système. C’est, on s’en doute bien, après l’invention de la machine à vapeur que cette branche de la physique s’est développée.

Complexe dans ses ultimes raffinements, le second principe est aussi l’expression des observations les plus courantes et les plus banales. Un mot d’abord sur le premier principe. Il appartient au langage courant par la formule: rien ne se perd, rien ne se crée. La matière et l’énergie peuvent changer de forme, elles se conservent toujours. L’air que je respire en ferme des atomes que Platon a respirés il y a 2 500 ans et qui entre-temps ont peut-être été incorporés à la substance d’une plante ou d’un animal.

L’énergie peut toutefois se conserver sous diverses formes , sous celle du charbon par exemple ou celle de la chaleur que le charbon dégage dans une machine à vapeur. La différence est importante car sous la forme de la chaleur l’énergie n’est plus disponible pour produire du travail.

C’est le physicien allemand Clausius qui, en 1865, a forgé le mot "entropie". Sadi Carnot, un autre savant dont le nom est associé au second principe avait remarqué quarante ans plus tôt que l’une des caractéristiques de la machine à vapeur c’est qu’elle comporte une partie chaude et une partie froide et que cette différence fait partie des conditions de son fonctionnement. Plus la chaleur monte dans une partie, plus elle tend à se communiquer à l’autre partie. Si son expansion est freinée par une paroi quelconque, il en résultera à l’intérieur une pression qui actionnera une roue.

Ce passage du chaud au froid est un phénomène universel. Si nous déposons une tranche de pain chaude sur une autre froide, elles seront bientôt toutes les deux tièdes, atteignant ainsi l’équilibre.

Dans une machine à vapeur, une partie du charbon produit un travail, une autre partie se perd en chaleur et cette chaleur tend à se communiquer à ce qui est plus froid autour d’elle. On aura compris que plus la chaleur se disperse, plus il est difficile de lui faire produire du travail. On appelle entropie le processus par lequel l’énergie disponible se transforme en énergie non disponible. Il s'agit d'une grandeur mesurable. «Mesurée en calories, par gramme et par degré, elle est la quantité totale de chaleur ajoutée, divisée par la température.»1 Comme l’expérience nous le rappelle tous les jours de diverses manières, il s’agit là d’une loi de la nature qui constitue une réponse à la question Où va le monde? Il va à l’équilibre, à ce qui pour la matière est l’équivalent de la mort. Et ce processus est irréversible. Le rocher tombé de la montagne n’en fera pas l’escalade de lui-même, l’eau de la mer ne remontera pas les rivières et les chutes, l’énergie que la vie a rassemblée pour l’abandonner à la postérité sous forme de charbon, de pétrole ou de gaz, ne se reconstituera pas d’elle-même après avoir chauffé nos maisons et assuré le déplacement de nos véhicules.

La dégradation de l’énergie, ou sa transformation en énergie non-disponbile est l’un des aspects sous lequel on peut considérer le second principe. On peut dire aussi, comme nous le rappelle l’exemple de la diffusion de la chaleur, que l’énergie tend à perdre sa concentration, à se disperser. Il suffit d’ouvrir un flacon de parfum pour que l’énergie et l’odeur qu’elle contient se répandent dans toute une pièce. Il est intéressant de noter ce qui se passe alors à l’échelle moléculaire : à l’intérieur du flacon les molécules se heurtent les unes aux autres à rythme effréné : hors du flacon, elles s’entrechoquent mollement jusqu’à ce qu’elles se répartissent également dans leur nouvel espace.

On peut enfin présenter le second principe comme le passage de l’ordre au désordre. Une maison abandonnée à elle-même passe vite de l’ordre au désordre. Il faut ensuite une intervention extérieure accompagnée d’une grande dépense d’énergie pour remettre les choses en place et ainsi ramener l’ordre. Il en est ainsi dans la nature. Compte tenu de ce que nous venons de dire sur la dispersion, faut-il en conclure qu’il y a plus d’ordre dans le flacon où les molécules se déplacent plus vite et s’entrechoquent davantage que dans le grand espace où elles vont à l’équilibre. La réponse est oui. Preuve qu’il faut éviter de prendre le mot ordre dans un sens trop étroit quand on l’associe au second principe.

Pour mettre en relief le passage de l’ordre au désordre, les êtres vivants constituent un meilleur exemple que le flacon de parfum. Il y a un très haut degré d’ordre dans un être vivant, mais à sa mort, ou bien ses cendres sont dispersées, ou bien «tout va sous terre et entre dans le jeu,» comme dit le poète. (Paul Valéry) La mort est la fois perte d’ordre, perte de concentration et transformation d’énergie disponible en énergie non-disponible. Elle illustre les trois aspects de l’entropie.

À première vue toutefois, les êtres vivants constituent une exception au second principe. Ils vont en effet du désordre vers l’ordre. Il y a de nombreux éléments constitutifs dans une cellule; il faut que chacun soit à sa place et il faut aussi qu’ils soient liés entre eux- ce qui suppose une forte concentration d’énergie pour que la cellule vive et se reproduise. C’est pourquoi l’on peut dire avec le physicien Shrödinger que la vie est caractérisée par la néguentropie ou entropie négative

N’en concluons pas que le second principe est réfuté par la vie. L’univers auquel il s’applique est un système fermé. Les êtres vivants qui l’habitent, du moins en certaines de ses parties, sont des systèmes ouverts : il y a un échange de matière et d’énergie entre eux et leur environnement. C’est cet échange qui, dans certaines conditions, rend la vie possible. Mais même si elle se reproduit et si l’ordre s’accroît ainsi dans une partie de l’univers, le bilan global est celui que le second principe rendait prévisible : La vie ne peut créer de l’ordre à partir du désordre ambiant qu’au prix d’un accroissement du désordre ambiant global. La vie pollue. Elle est un luxe dans l’univers.

La couleur de la terre vue l'espace et la grisaille des autres planètes nous renvoient à la différence fondamentale entre la matière inanimée et la vie. La couleur de la terre est le signe de l'ordre supérieur dont la vie est capable. La grisaille qui l'entoure nous rappelle la règle générale dans l'univers, l'entropie, à laquelle la vie semble s'opposer, mais qu'elle accroît en réalité.


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